Le cuir automobile expliqué

 

Connaitre le cuir automobile

 

Définition

Le cuir est de la peau animale tannée (généralement de la peau de grands mammifères tels le bœuf et le porc), c’est-à-dire une substance morte, imputrescible, souple et insoluble dans l’eau.
Le cuir est le fruit de la transformation des peaux opérée par les tanneries et les mégisseries.
Il existe différents types de cuir, qui peuvent être distingués par leur aspect, le processus de production ou l’origine de la peau.

 

Fabrication

Le cuir est issu de la transformation de la peau d’un animal. Plus il est jeune, plus le cuir est de qualité.

 

De la peau au cuir

La peau est constituée de 3 couches :
– Epiderme, qui est en contact avec l’extérieur et qui subit les agressions.
– Derme, qui est la couche de cellules vivantes, organisées en un tissu très serré. C’est le lieu de naissance des poils et où sont présentes les terminaisons nerveuses.
– Hypoderme, c’est une couche de cellules graisseuses, c’est un tissu lâche, et qui est directement en contact avec les muscles.

 

Structure du cuir

 

Structure interne du cuir

 

Dénomination des différentes parties d’un cuir

Ces différentes parties ont des propriétés bien spécifiques.

Par exemple, les flancs sont plus souples et tendres que le croupon qui est une partie très dense.

Le cuir va avoir des aspects et des propriétés différentes en fonction du traitement qu’il va subir.

 

Le traitement : salage et dessalage

Les peaux fraîches vont être salées afin d’être conservées.
Le salage a pour but d’éliminer l’eau des tissus et ainsi de ralentir le développement des micro-organismes présents et leur action de putréfaction.
Du sel de mine grossier de granulométrie de 2 à 3 mm de diamètre est utilisé auquel des agents antiseptiques peuvent être additionnés.
Lors du salage, les peaux peuvent perdre jusqu’à 10 % de leur poids en eau.
Les peaux sont empilées de façon à faciliter l’écoulement de la saumure dans un local avec une humidité relative de 70 % à 90 %.
La température est maintenue aux alentours de 10 °C pour améliorer la conservation des peaux.

 

Le « travail de rivière »

Une fois la peau arrivée à la tannerie, elle subit le « travail de rivière » qui est une succession de cinq opérations :
1. Le trempage (ou reverdissage) : la peau est réhumidifiée pour retirer les impuretés et les souillures.
2. Le pelanage : cette opération consiste au retrait chimique des poils grâce au pelains.
3. L’écharnage : à cette étape, on retire le tissu sous-cutané mécaniquement.
4. Le confitage : les résidus de tissu sous-cutané sont éliminés.
5. Le picklage : à ce stade, la peau est putrescible, pour la préparer à l’étape suivante et pour la conserver, elle est acidifiée et salée pour lui retirer de l’eau.

 

Le tannage

Le tannage est l’opération qui consiste à transformer la peau en cuir grâce à des tanins, substances de différentes natures (végétale, minérale comme les sels de chrome, organique) qui permettent de passer d’une peau putrescible, sensible à l’eau chaude et très hydratée à une matière imputrescible, résistante à l’eau chaude et peu hydratée.

 

Le corroyage finissage

Le cuir obtenu va subir les traitements nécessaires à sa commercialisation, il subit l’essorage pour lui supprimer l’eau encore présente, son épaisseur lui est conférée par le dérayage et la mise au vent permet de l’étirer et de corriger les défauts dus aux plis.

 

La finition

À cette étape, le cuir va acquérir des propriétés spécifiques, notamment sur la texture et son aspect.
Ces propriétés permettront d’uniformiser les cuirs issus de la production.
Selon les utilisations, on distingue le finissage aniline, semi-aniline et le finissage pigmenté.

 

Le finissage aniline met en valeur la surface du cuir en le recouvrant d’un produit transparent. C’est un cuir qui a un très bel aspect, mais dont l’entretien demande une attention particulière.
Le cuir semi-aniline est couvert d’une couche de pigment légèrement opaque et d’une couche de produit translucide, ce qui permet de cacher de petits défauts.
Le cuir pigmenté est recouvert uniquement d’une couche de pigments opaque. Il est facile d’entretien et peu sensible à l’eau.

Quel que soit le cuir, il faut également retenir qu’il craint beaucoup plus la transpiration que l’humidité ambiante (exemple des climats tropicaux).
Sa finition peut à la longue être attaquée : c’est la dépigmentation.
Il va donc de soi d’éviter un contact direct prolongé avec la peau et ne pas oublier de procéder à son nettoyage régulier.

 

Les différents types de cuir

Cuir pleine fleur
Le cuir pleine fleur est la première couche de la peau de l’animal. Non corrigé, il a conservé sa surface d’origine appelée la fleur, laissant apercevoir le grain naturel de la peau.Matière noble et luxueuse, le cuir pleine fleur est particulièrement doux et agréable au toucher.

 

Cuir supérieur et cuir fleur corrigée
Cette partie du cuir située entre la fleur et la croûte de cuir permet d’obtenir deux types de cuir. Le cuir supérieur, de meilleure qualité, qui est un cuir épais dont les marques superficielles de la fleur ont été légèrement gommées par un travail de ponçage. Et le cuir fleur corrigée qui est un peu moins épais et qui a été soumis à un travail de ponçage plus important pour homogénéiser sa surface et la rendre uniforme.

 

Croûte de cuir
La croûte de cuir est la partie du cuir située du côté de la chair de l’animal. Elle est obtenue lors de la refente du cuir quand celui-ci est séparé en deux épaisseurs : la fleur et la croûte de cuir. Son aspect est moins doux que le cuir pleine fleur.

 

 

 


 

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